
La qualité de l'air résulte d'un équilibre complexe entre
les apports directs de polluants émis dans l'air,
ce qu'on appelle
les émissions de polluants, et toute une série de phénomènes auxquels les polluants vont être soumis une fois dans l'atmosphère :
transport, dispersion (vents et turbulences à l'origine de la dilution des émissions),
dépôt et enfin transformations chimiques (par exemple sous l'effet du rayonnement
solaire comme la production d'ozone estival à partir d'oxydes d'azote et d'hydrocarbures).
C'est pourquoi il ne faut pas confondre
les concentrations dans l'air ambiant de polluants (exprimées par exemple en µg/m3 ou par un indice de la qualité de l'air),
qui caractérisent la qualité de l'air respiré, et
les émissions de polluants (dont les quantités sont exprimées en, kg, tonne,...)
rejetées par une source donnée (une cheminée, un pot d'échappement) pendant une durée déterminée (heure, année,...).
La qualité de l'air dépend des émissions, même s'il n'y a pas de lien simple direct entre les deux. La connaissance de ces émissions est donc primordiale pour la surveillance de la qualité de l'air.
Un inventaire d'émissions est une évaluation de la quantité d'une
substance polluante émise par une source donnée pour une zone géographique et
une période de temps donnée.
L'objectif de l'inventaire est de recenser la totalité des sources non
négligeables d'émissions, qu'elles soient naturelles ou anthropiques.
Il s'agit bien
d'estimations,
réalisées à partir de données statistiques, et non pas de mesures.
Dans
un cadastre des émissions, les données
d'émissions sont localisées géographiquement au niveau de leur source à l'aide
d'un Système d'Information Géographique (SIG).