Il existe deux cas lors de la quantification des émissions d'une source :
Soit les émissions sont connues par déclaration
ou mesures (cas principalement des industries soumises à la TGAP).
C'est le cas idéal où les informations fournies au final par le cadastre sont
aussi précises que possible. Les données proviennent alors de mesures en
continu ou périodiques effectuées au niveau du rejet

des émetteurs, de corrélations ou de bilans spécifiques pour les émetteurs les
plus importants et certaines substances (SO2, NOx, métaux lourds, etc...). Ce cas
ne concerne qu'un nombre limité de sources, principalement des sources
industrielles. Les valeurs sont dans ce cas obtenues à l'aide
d'enquêtes.
Soit
les émissions ne sont pas connues, et doivent être estimées.
C'est le cas le plus fréquent. Les émissions sont alors calculées à l'aide de
facteurs d'émissions pour chacune des activités émettrices retenues pour
l'inventaire. Les facteurs d'émissions, que l'on trouve dans des guides
méthodologiques reconnus, sont des valeurs qui permettent d'estimer les
émissions en fonction d'une quantité d'activité (par exemple les quantités de
COVNM émis en fonction du tonnage de solvants utilisés par une entreprise).
Ces facteurs d'émissions sont souvent présentés sous forme d'équations qui
tiennent compte de plusieurs paramètres tels que, par exemple, la température
ambiante ou l'ensoleillement dans le cas des émissions naturelles.
Il existe plusieurs sources de facteurs d'émissions, dont les principales sont
:
Pour certaines substances (SO2, NOx, CO, CO2, etc...) une part importante des
émissions est liée à l'utilisation d'énergie. Afin de pouvoir estimer les
émissions, il est donc nécessaire dans un premier temps d'estimer les
consommations d'énergie.
Afin de réduire la marge d'incertitude, ces premières estimations sont validées
à l'échelle régionale ou départementale à l'aide des
recoupements des consommations d'énergie.